Une synthèse rapide de mon parcours

Publié le par Janick Lebon

 
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Photo : Je vous montre « Notre Dame de la Garde », à Marseille (Janvier 2 008).
 
Une synthèse rapide de mon parcours :
Il m’arrive souvent, comme tout un chacun, de balayer mon parcours pour me redécouvrir en quelque sorte. Certes, ces divers épisodes relatés ci-dessous ont déjà été développés dans des pages différentes de ce blog, mais il est bon de repasser un fil à travers ces différents moments, dans une sorte de synthèse rapide pour revisiter ces événements clés de ma vie. Quelques références placées dans ce texte permettront à ceux qui le veulent de retourner à ces pages précédentes.
 
Qui est-ce ?
 
            Il avait à peine dix huit ans et passait son temps à rêvasser au lieu de travailler à l’école. Sa mère avait même décidé de le changer d’établissement scolaire pour lui donner une seconde chance – son petit frère suivait le même fil.
            Il n’y eut pas de changement : il traînait toujours dans les « bas fond » de la classe et ne pensait qu’à une porte de sortie : s’engager dans la marine nationale. Il avait toujours entretenu ce rêve, et un jour ce rêve est devenu une réalité. Voir page 1 : Les deux derniers de la marine.
            La première déception allait arriver tout de suite. Le bateau qui l’emmena vers la France hexagonale mit un mois pour faire le trajet ; et les engagés le faisaient à l’époque au fond de la cale du paquebot. Et à son arrivée devant Marseille, après avoir vu ces massifs de calcaires blancs autour de la ville, il s’était dit : jamais je ne repasserai deux fois ici. La déception ! Peut-être même que son cerveau avait enregistré alors les premières marques d’une dépression. L’avenir allait le montrer, mais il y eut plus qu’un retour dans cette ville. C’est là qu’il installa sa famille. Voir page 2 : Quitter sa famille.
            Après avoir passé un mois dans un centre de formation de la marine, il est affecté à l’école des ressources humaines de Rochefort Sur Mer, pour six mois. Il en sort breveté et est affecté au porte-avions Foch, qui est alors amarré dans le port de Brest. Comme il n’a pas de famille dans le pays, il refuse la permission de fin de cours et embarque sur le navire après une nuit passé dans le train pour se rendre à cette première affectation. Voir page 10 : Rochefort.
            Après avoir fait ses papiers d’embarquement, il se retrouve au bureau administratif. Il est bien vu à bord, car il s’occupe de la solde du personnel, des allocations familiales, des allocations de logement, des prénatales, des frais de mission pour les personnels volants etc.
            Après avoir passé un peu moins de deux ans sur le Foch, il se retrouve en escale à Toulon. C’est là qu’il apprend par le journal de bord que le COLBERT part en croisière pour trois mois et qu’un matelot de son grade et de sa spécialité cherche à permuter. Le porte-avions doit quitter Toulon pour Brest, son port d’attache, et ce matelot étant un Breton, être sur le Foch le rapproche donc de son domicile. La permutation est acceptée. Voir page 11 : Le Colbert.
            Il se retrouve donc sur le Colbert qui part en croisière pour une semaine, et il en est ravi. Il se retrouve dans son rêve. Il fait la connaissance d’un jeune matelot nouvellement embarqué. C’est aussi un Breton, et comme lui content de faire la croisière. Ils deviennent amis et quittent souvent le bord ensemble pour faire la tournée des bars à filles de Toulon.
            La croisière terminée, il reçoit un ordre de mutation pour Rochefort/Mer pour suivre un cours de six mois afin de devenir officier marinier. Il sera muté ensuite à la base aéronavale de Nîmes Garons et se retrouvera comme d’habitude au service administratif.
            Un jour il reçoit un appel de son ami breton lui demandant d’être son témoin à son mariage. Il répond oui, heureux d’être le témoin de son ami. Comme il était un boute-en-train, il mettait de l’ambiance dans les mariages et courtisait les filles. À ce mariage, il invite une fille à danser et elle décline son invitation. Il n’en fait pas un cas, mais l’avenir allait lui réserver une surprise. Il rejoint ensuite la base aéronavale après avoir versé quelques larmes pour son copain pensant qu’il ne le reverra plus. Voir page 16 : Mon ami Bernard.
            Un soir il reçoit un appel téléphonique de son ami, lui disant qu’il se trouvait à l’entrée de la base et que s’il voulait faire une sortie en ville… Une surprise : il croyait que son ami était en voyage de noce. Il s’habille et sort de la base et voit tout de suite à l’arrière de la voiture de son copain une fille, celle la même qui avait refusé de danser avec lui au mariage. Avant de rentrer dans la voiture, il apprend qu’elle a fait des pieds et des mains pour venir le voir à Nîmes Garons. Il prend place à côté d’elle et l’embrasse longuement. Un amour est né.
            C’est ainsi que tous les week-ends il descend à Marseille pour aller la voir, et est logé par sa famille. Un an après il l’épouse, et sa femme attend déjà son premier enfant. Il en aura quatre et en perdra un, une petite fille emportée par un cancer. Voir page 15 : Carine.
            Voilà trente cinq ans qu’ils sont ensemble ; les enfants mariés ou en couples, bien placés dans leur petit monde. Il en est fier et vit heureux avec sa femme.
            Qui est-ce ? C’est moi Janick.
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