Souffrir mais pas mourir
Dans la catégorie : « Mon journal » (information : j’ouvrirai bientôt une nouvelle catégorie sur mon blog : « Mon enfance ») :
SOUFFRIR MAIS PAS MOURIR
Photo : Je vous montre le village de Millau, par où ne passent plus les automobilistes qui descendent vers le sud du pays grâce au pont de Millau justement.
En cette 3e semaine de février 2 008, quel est mon état ?
Je ne suis pas bien aujourd’hui. J’ai des crises d’angoisse, des idées d’autolyse qui me tracassent et me rendent vulnérable J’ai peur de passer à l’acte. Souvent je me mets au fond de mon lit jusqu’à ce que les angoisses disparaissent. Les psychiatres me donnent l’impression de ne plus savoir quoi faire pour m’aider. Je me sens livré à moi-même.
Pourtant, ces derniers temps j’avais fait un progrès, je me sentais mieux, tout le monde me le disait. Je pensais même que c’était un acquis.
J’aimerais avoir un rayon de soleil dans ma vie. Tout m’est interdit. Pourtant je ne bois pas ou plus, je ne fume plus, je ne conduis plus. Je suis à la charge de mon épouse, qui est très psychologue. J’ai de la chance d’avoir une femme d’un tel tempérament, qui ne dit rien, qui fait tout pour me rendre heureux. Je remercie ici le bon dieu et je prie souvent.
Quand je suis dans la rue, je cherche toujours si quelqu’un me suit. Quand je ne suis pas bien je ne supporte plus mon entourage. Je veux rester seul à gérer le présent. Je me barricade dans la maison quand ma femme est au travail et quand elle rentre je fais vite pour ouvrir les volets.
Les médicaments qu’on me donne me font grossir et c’est un autre combat qui commence. Depuis, tous les jours je fais de la gymnastique. Je ne vois pas les bienfaits que cela me procure et je souffre de ne pouvoir maigrir un tout petit peu, pour m’encourager. Je prends ma tête entre mes mains et je pleure.
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