Souffrir mais pas mourir

Publié le par Janick Lebon

Dans la catégorie : « Mon journal » (information : j’ouvrirai bientôt une nouvelle catégorie sur mon blog : « Mon enfance ») :
 
SOUFFRIR MAIS PAS MOURIR
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Photo : Je vous montre le village de Millau, par où ne passent plus les automobilistes qui descendent vers le sud du pays grâce au pont de Millau justement.
 
En cette 3e semaine de février 2 008, quel est mon état ?
 
            Je ne suis pas bien aujourd’hui. J’ai des crises d’angoisse, des idées d’autolyse qui me tracassent et me rendent vulnérable J’ai peur de passer à l’acte. Souvent je me mets au fond de mon lit jusqu’à ce que les angoisses disparaissent. Les psychiatres me donnent l’impression de ne plus savoir quoi faire pour m’aider. Je me sens livré à moi-même.
            Pourtant, ces derniers temps j’avais fait un progrès, je me sentais mieux, tout le monde me le disait. Je pensais même que c’était un acquis.
            J’aimerais avoir un rayon de soleil dans ma vie. Tout m’est interdit. Pourtant je ne bois pas ou plus, je ne fume plus, je ne conduis plus. Je suis à la charge de mon épouse, qui est très psychologue. J’ai de la chance d’avoir une femme d’un tel tempérament, qui ne dit rien, qui fait tout pour me rendre heureux. Je remercie ici le bon dieu et je prie souvent.
            Quand je suis dans la rue, je cherche toujours si quelqu’un me suit. Quand je ne suis pas bien je ne supporte plus mon entourage. Je veux rester seul à gérer le présent. Je me barricade dans la maison quand ma femme est au travail et quand elle rentre je fais vite pour ouvrir les volets.
            Les médicaments qu’on me donne me font grossir et c’est un autre combat qui commence. Depuis, tous les jours je fais de la gymnastique. Je ne vois pas les bienfaits que cela me procure et je souffre de ne pouvoir maigrir un tout petit peu, pour m’encourager. Je prends ma tête entre mes mains et je pleure.
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Si tu n’as pas réussi à consolider un acquis, alors il faut recommencer, prévoir des paliers plus petits et plus rapprochés, bref se replier pour repartir à la conquête. C’est une bataille…chacun de nous mène sa bataille. C’est la vie !Tu as intérêt à continuer et à étoffer ta gymnastique. Le bénéfice immédiat, sûr, c’est de se aérer la tête, d’être mieux dans sa tête. Mais pour la question de perte du poids, il ne faut pas se leurrer : tu n’échappes pas à un régime, qui peut être très souple, tout en tenant compte d’un certain effet des médicaments que tu prends : pour un café par exemple, au lieu de 4 sucres, tu passes à 2 sucres pendant 15 jours, pour à un sucre pendant les quinze jours suivants, puis à zéro sucre ou à un seul sucre pendant 3 mois ; pas de dessert sucré sauf le week-end ; tu réduis aussi sa consommation de riz ou de pain (des éléments qui apportent du sucre) ; et tu ne prends plus de frites huileuses. Mais tu peux manger à ton appétit : des fruits ; des légumes (il faut te réconcilier avec les légumes), Et de la viande ! Alors là tu perdras du poids ! Autrement, même en faisant des matchs de rugby, il n’y aura pas d’effet. C’est un ensemble : réduction des médicaments quand tu es mieux, régime, activités physiques, activités intellectuelles (écrire pour ton blog). Alors, bon courage à toi ! Nous sommes tous avec toi.
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