Surprise-partie
Aujourd’hui, j’éclaire un peu plus un petit coin de ma vie que j’ai déjà plus ou moins évoqué.
Surprise-partie
Photo : C’est dans ce bâtiment, une école en bois sous tôle désaffectée et transformée en Maison des jeunes, que notre orchestre développait ses capacités. Après plusieurs aménagements, il abrite aujourd’hui une bibliothèque pour les jeunes ; et ses dépendances servent de salles de réunion. Mon adolescence, ce n’était pas la joie tous les jours. Nous avions à 18 ans la mentalité d’un Européen de 10. Le short était porté jusqu’à très tard à la place du pantalon ; les filles sortaient rarement de chez elles. Il nous arrivait de temps à autre de faire une surprise-party chez les uns et les autres. De préférence le dimanche après-midi, sous la surveillance des parents ; et à 19H tout le monde rentrait chez soi. La nuit tombe vite dans une île montagneuse tropicale. Trois slows, deux twists, et voilà !
Pour partir à l’Ecole des sous-officiers, je cherchais dans ma petite tête comment demander aux parents leur accord, la tournure qu’il fallait prendre pour arriver à mes fins. Vu mes résultats scolaires, mes parents ont dit oui. Benjamin s’en foutait comme de sa première chemise tandis que je sautais de joie : j’allais pouvoir vivre enfin mes rêves.
Nous étions quand même des jeunes à la mode à cette époque. Nous avions un petit groupe qui oeuvrait pour créer une « Maison des jeunes ». Nous avions même un orchestre : « The Blues Stars », s’il vous plait, avec un batteur, un soliste à la guitare, un autre à l’accompagnement, un basiste, et un chanteur. Qui était le chanteur ? Ma pomme !
Tout marchait ; on faisait même des bals. Une surprise-partie a même été organisée pour notre départ. J’ai même pleuré dans un coin.
Enfin, il n’y a pas que du bon dans la vie. Il faut aller chercher son pain dans tous les coins du monde. Et c’est la Marine qui est venu à notre secours…Voyager, visiter tous les pays du monde en ayant un métier sous le coude.
Publicité