3e escale: Diégo Suarez

Publié le par Janick Lebon

 

Page 5

3e escale : Diégo Suarez (extrême nord de Madagascar)

 

 Photo: Un flambloyant, qui fleurit en été à la Réunion.

Nous avons mis le cap sur Diégo Suarez. Après deux jours de mer, nous nous sommes retrouvés dans ce port où est basée la marine nationale dans l’Océan Indien. Je vois monter sur la passerelle un groupe de marins, un officier en tête suivi d’officiers mariniers et de matelots. L’officier qui faisait la traversée avec notre équipe nous avait regroupés et nous avait demandé de descendre dans notre chambrée. À cette époque, la marine nationale servant dans l’océan Indien était basée dans ce port, et Madagascar avait encore des liens très forts de coopération avec la France. Aujourd ’hui, c’est la Réunion qui a pris le relais ; la Réunion est un point stratégique pour la marine nationale et assure la présence de la France dans tout l’Océan Indien.

Dans le port de Diégo Suarez plusieurs bâtiments sont à quai ; le groupe des représentants de la marine nous a donné un dossier à remplir et depuis ce jour nous sommes tous devenus matelots, le premier grade dans la carrière. La séance de signature du contrat terminée, les chefs nous ont invités à visiter un bateau de notre marine. Comme des enfants, nous avons laissé éclater notre joie. C’était l’escorteur d’escadre Le Gueprate qui nous a reçus.

 

Tout ce que j’ai retenu de cette visite, c’est que le navire disposait de 2 canons de 100 téléguidés à partir d’un poste, et que les canons pouvaient tourner sur eux-mêmes pour fixer un objectif et ne plus le quitter jusqu’à sa destruction. À l’arrière du bateau, il y avait deux lances missiles à tête chercheuse, les exocets, ces fameux missiles qui volent très bas, à toucher l’eau et qui peuvent traverser n’importe quel blindage pour exploser à l’intérieur même du bâtiment. À l’époque, ils avaient la réputation d’être indétectables au radar, de quoi rendre jaloux certains pays comme les Etats-Unis par exemple.

 

Il y avait aussi le poisson comme on dit dans notre jargon : un petit sous-marin qui est fixé à l’arrière du bâtiment à un câble. Il sert à détecter tous sous-marins dans un rayon de 10 km environ. On le descend à moins de 100 m et l’on écoute ses signaux visualisés sur l’écran du radar.

 

La visite terminée, ce fut le retour sur le Jean Laborde où nous avions continué à commenter les divers aspects de cette première découverte. Malheureusement, nous n’avions pas pu nous élancer à travers les rues et places de la ville, car il ne nous restait que peu de temps avant l’appareillage de notre bateau pour …Cap Town en Afrique du Sud.

 

 

Publicité

Publié dans Livre

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article